Le Tilia

Lancement du Tournoi de l’Unité Africaine du Blanc-Mesnil

Les associations ‘Le Tilia’ et ‘Espoirs Jeunes’, et le directeur artistique ‘vvvvvitesse’ annoncent la première édition du Tournoi de l’Unité Africaine du Blanc-Mesnil, du 14 au 29 juin 2025.

Pensé et conçu par nous, pour nous, le Tournoi de l’Unité Africaine du Blanc-Mesnil sera placé sous le signe de la cohésion (« We are one Africa ») pour enluminer la présence vivante, agissante et éclairante de la diaspora africaine locale et contredire la grande idée que les peuples issus du continent seraient divisés sans jamais pouvoir s’entendre.

Le comité d’organisation a déclaré : « Le rebranding de la CAN du Blanc-Mesnil a pour objectif de remédier aux problèmes organisationnels des éditions précédentes. Nous remercions tout particulièrement nos deux associations de quartier pour leur soutien technique et financier, et vvvvvitesse pour sa direction artistique.

Cette annonce est l’aboutissement d’un travail préparatoire entamé au mois de novembre 2024. Toutes les mesures ont été prises pour garantir la meilleure expérience possible, aussi bien pour les joueurs et le staff que pour les spectateurs. Il appartient désormais aux participants de faire preuve de rigueur car il est plus aisé de critiquer les bonnes volontés que de prendre part à la bonne tenue d’une initiative.

Pour l’heure, ce sont les city stades Descartes et Pasteur qui ont été retenus pour accueillir le tournoi mais d’autres installations pourraient être envisagées. Les conditions de faisabilité du tournoi seront évaluées le 11 avril 2025 selon le degré d’implication des participants et selon des considérations d’infrastructure.

Enfin, si le tournoi est dédié aux hommes, nous nous réjouissons qu’il ait été prévu un mode de jeu avec les femmes. »

D’autres informations à venir.

Sur Instagram : @le_tilia

Le Tilia

Dans le quartier des Tilleuls, le dernier espace de vie sociale lutte pour sa survie

Le renouvellement urbain à venir au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) sera-t-il le prétexte de la disparition de la dernière association du quartier, sous la pression de la municipalité et la passivité des bailleurs sociaux ?

Une illustration de Laura Abry & Sean Fangous
Entre les rideaux de fer tirés du centre commercial et les débris d’incendie, les Tilleuls semblent à l’abandon. Pourtant, derrière la vitre embuée du Tilia, le café associatif du quartier, des bénévoles s’affairent encore, obstinés à maintenir un peu de vie au cœur du vide. Mais pour combien de temps ? Sous le coup d’une procédure d’expulsion, l’association, active depuis quinze ans, doit quitter son local au nom du renouvellement urbain du quartier. Et si des solutions de relogement existent, elles demeurent bloquées par un verrou politique qui interroge les libertés associatives : comment une association reconnue pour son utilité sociale et soutenue par certains pouvoirs publics peut-elle être menacée d’existence du seul fait d’un désaccord municipal ?
Du café associatif au service public de proximité : un modèle d’ancrage local
Né de l’initiative d’habitants et de professionnels face à la ghettoïsation de leur quartier, le Café associatif des Tilleuls s’est construit comme un lieu d’accueil, de convivialité et d’entraide ouvert à toutes les générations.
Grâce à un fonctionnement démocratique, des activités gratuites, l’implication bénévole et l’appui de dispositifs d’insertion, il a progressivement assuré des missions d’intérêt général : médiation sociale, accompagnement administratif, soutien aux personnes vulnérables, prévention du vieillissement, accès au droit, espace de sociabilité, culture et mémoire locale. Ce développement progressif l’a transformé en un véritable centre social alternatif, reconnu et fréquenté bien au-delà du seul quartier.
Un acteur essentiel aujourd’hui menacé par le renouvellement urbain
Malgré sa reconnaissance publique et son rôle unique pour les habitants, Le Tilia est aujourd’hui menacé d’expulsion sans solution de relogement viable en raison des travaux liés au renouvellement urbain. Cette situation crée une contradiction majeure : l’association, dont les actions répondent précisément aux objectifs fixés par les textes du projet urbain, se voit fragilisée par les mêmes dynamiques censées renforcer la cohésion sociale.
Au-delà du risque de fermeture, cette situation met en cause la continuité de services essentiels, l’avenir de plusieurs emplois et la préservation d’un lieu de sociabilité dans un quartier déjà fortement touché par les fermetures de commerces, l’érosion du lien social et la dispersion des habitants. Elle interroge également les libertés associatives, menacées dès lors que des lieux citoyens sont fragilisés pour des raisons politiques